A quand un système d’intérim (ou de CDI, pour ceux à qui ça plait) n’offrant aucune protection mutuelle mais nous permettant de toucher une rémunération nette réaliste?

Il me tarde de pouvoir sortir du système actuel de nivellement par le bas où ceux qui se cassent le cul paient pour les fainéants et les malchanceux. Et la sélection naturelle bordel? Pourquoi faut-il toujours que l’être humain vienne fourrer son nez dans des systèmes biologiques éprouvés et équilibrés, au point de s’empêcher d’évoluer par la sauvegarde à tout prix des éléments les plus faibles? Je souhaite la fin de cette prise d’otage populaire dont on voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’un progrès humain.

Si certains fanatiques des droits de l’homme (ou quel que soit le baratin de gauche qui leur sert à justifier l’existence du système communiste que nous subissons actuellement en Belgique et en France, ceci m’est totalement étranger) veulent réellement, volontairement, payer pour le bonheur des autres et ne se sentent pas honteux de vivre sur le dos de la communauté en cas de maladie, chômage ou accident, tant mieux pour eux! Je suis pour le libre arbitre. Mais alors, je souhaite que chacun ait le droit de choisir s’il fait partie du système d’entraide sociale ou pas.

Ceux qui en feraient partie continueraient à se voir prélever des cotisations sociales à crever, et en contrepartie auraient le droit de bénéficier de l’assurance mutuelle, des allocations diverses et variées, etc.

Ceux qui choisiraient d’être des électrons libres n’auraient aucune cotisation sociale à payer et pourraient ainsi jouir d’un salaire, d’appointements ou de bénéfices plus élevés. Cet argent, ils le placeraient comme bon leur semble. Feeling lucky? Dépense, épargne, investissement, … Besoin de se rassurer? Ca marche aussi : soit on se crée un fond de réserve pour les coups durs, soit on souscrit à une assurance privée qui couvre exclusivement le risque que l’on craint. C’est CA, la liberté.

Les seuls progrès humains sont ceux qui consistent en l’accroissement de nos libertés et de nos connaissances. Ceci n’est pas possible dans un système qui contraint chacun à suivre sagement les règles en étant dénué de tout pouvoir financier passé le 20 du mois.

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Aujourd’hui j’ai envoyé le courrier notifiant ma cessation d’activité à la Banque Carrefour des Entreprises (le registre de commerce). C’est une des premières étapes de ma désincarcération du monde communiste dans lequel je suis fiché. Je ne suis officiellement plus un travailleur indépendant. Ca me rend une huitaine d’heures libres mensuelles exclusivement consacrées à la paperasse pour un bénéfice ridicule par rapport aux heures prestées.

Pendant un temps, j’ai cru que le travail freelance, ne serait-ce qu’à temps partiel au départ, serait la seule voie possible vers une plus grande liberté. Quel naïf je fus. Le travail en freelance s’avère tout aussi contraignant que le travail de salarié. La liberté qu’il apporte vis-à-vis du choix de la clientèle et des projets, il la reprend sous forme de travaux administratifs supplémentaires, de revenu incertain et d’obligation diverses et variées envers l’Etat.

Je crois que le meilleur système de travail, à ce stade de ma vie et après avoir goûté tant à des emplois au sein desquels j’aurais pu rester toute ma vie qu’à la soi-disant précarité des petits boulots au black, est tout simplement l’interim : liberté de dégager dès que ça me broute, mouvement, nouvelles têtes, nouvelles tâches, évolution permanente.

Enfin, l’interim, c’est si je retravaille un jour…

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