Apr
30
Je ne déteste même pas mon travail. J’ai une fonction valorisante. Je dirige une équipe de 25 personnes, je suis leur confident, j’essaie d’améliorer leur travail, de le rendre plus facile, plus agréable, plus rentable aussi. Le big boss me fait confiance. Je suis écouté et respecté.
En sus de la ressource humaine et des chiffres, je réalise un bon paquet de tâches opérationnelles de terrain qui me permettent de mettre à profit mes côtés masculin et agricole. Chaque partie de moi est ainsi valorisée.
Néanmoins, c’est de liberté que je rêve. Oui, ce mot revient à chaque paragraphe. Je ne parviens pas à m’en défaire. Donnez-moi un week-end passé dans une ville à l’étranger, à loger dans un camping, et je sens revivre des parties de moi dont je ne connaissais même plus l’existence.
Parfois je me demande quelle est la limitation personnelle qui m’empêche de vivre pleinement la liberté au jour le jour, engoncé dans mon quotidien citadin. Car en effet, on est en droit de se poser la question : ce qui m’empêche d’accéder à un sentiment de liberté au quotidien vient-il des conditions extérieures, ou vient-il des tréfonts de mon âme?
Qu’ai-je à cacher qui ne puisse sortir que loin de ce qui me connait?
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