Je me fous pas mal de savoir où je serai dans 5 ans. Je me fous pas mal du boulot que j’accomplirai, de la nana que j’aurai ou des enfants que je n’aurai pas. Je me fous même du foutu cash flow que j’aurai ou pas. Pas moyen d’apercevoir quoi que ce soit qui ait de l’importance ici-bas, si ce n’est la possibilité d’avoir la paix, d’être libre, sans contrainte ni attache, sans personne sur le dos à te dire quoi fairer ou à attendre ton action, ta réaction, ta tâche accomplie, ta parole ou ton haussement de sourcil à interprêter. Dans un monde idéal je suis, simplement. J’existe pour et par moi-même, une particule indépendante qui n’est ni cause ni conséquence du mouvement d’autres particules. Je suis et je le suis seul, nonobstant l’amour inné que j’ai pour mes semblables. Je ne veux rien qui puisse me contenir. Je veux pouvoir exploser, crier, manger, dormir où et quand bon me semble. Je veux la liberté, tout mon corps a soif d’elle, tout ce que je suis devenu la réclame.

Au début de l’année j’ai fait, en bon mouton de panurge, une liste de résolutions. Parmi celles-ci il y avait “Quitter cette année le dernier employeur que j’aurai jamais“, “Avoir le courage de me mettre en péril financier” et “Faire ce qui me plaît“.

Tout ça est en bonne voie de réalisation.

(Il y avait aussi… “Ne plus vivre dans l’attente d’une réalisation”).

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