Voilà, les beaux projets deviennent de plus en plus concrets. Je vais quitter cette société malade, me réfugier sur l’autre hémisphère, là où je pourrai vivre simplement.

Je vais emporter avec moi ma compagne, un petit sac à dos de vêtements, quelques couteaux. Dans la nature, livré à soi-même et aux éléments, on n’est rien sans un bon couteau.

Et mes sous précisuement mis de côté pendant tout ce temps. Saloperie. Sans ça, tout n’est pas aussi possible qu’on voudrait nous le faire croire.

Sur place, achat d’une camionnette aménagée d’occasion. Pour y vivre. Mon nouveau domicile, minimaliste et mobile. Rencontre de gens. Inclusion dans des groupes d’aide à la protection de la nature. Travail dans des fermes biologiques.

Vivre au sein de la nature, en harmonie avec la Terre, sa force, sa dureté et sa beauté. Aider les Hommes à cesser de l’exploiter comme s’il s’agissait d’une chienne galeuse.

Le retour à une vie normale, quoi. Tout ce que je vais accomplir a, pour la première fois de ma vie, un fort goût de justesse. Il me tarde d’y être.

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