Aujourd’hui j’ai envoyé le courrier notifiant ma cessation d’activité à la Banque Carrefour des Entreprises (le registre de commerce). C’est une des premières étapes de ma désincarcération du monde communiste dans lequel je suis fiché. Je ne suis officiellement plus un travailleur indépendant. Ca me rend une huitaine d’heures libres mensuelles exclusivement consacrées à la paperasse pour un bénéfice ridicule par rapport aux heures prestées.

Pendant un temps, j’ai cru que le travail freelance, ne serait-ce qu’à temps partiel au départ, serait la seule voie possible vers une plus grande liberté. Quel naïf je fus. Le travail en freelance s’avère tout aussi contraignant que le travail de salarié. La liberté qu’il apporte vis-à-vis du choix de la clientèle et des projets, il la reprend sous forme de travaux administratifs supplémentaires, de revenu incertain et d’obligation diverses et variées envers l’Etat.

Je crois que le meilleur système de travail, à ce stade de ma vie et après avoir goûté tant à des emplois au sein desquels j’aurais pu rester toute ma vie qu’à la soi-disant précarité des petits boulots au black, est tout simplement l’interim : liberté de dégager dès que ça me broute, mouvement, nouvelles têtes, nouvelles tâches, évolution permanente.

Enfin, l’interim, c’est si je retravaille un jour…

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